Fin septembre 2018, notre pays a été confronté à l’indisponibilité soudaine de plusieurs centrales nucléaires. Avec l’indisponibilité inattendue et de longue durée de Doel 1, Doel 2, Tihange 2 et Tihange 3, ce sont 3000 mégawatts (MW) de capacité nucléaire supplémentaire qui disparaissent jusqu’à mi-décembre. Cela correspond à 25% de la capacité de production gérable totale installée en Belgique, mettant ainsi à l’épreuve l’équilibre entre l’offre et la demande cet hiver.

À l’initiative du gouvernement fédéral belge et sous la supervision de la ministre de l’Energie Marie Christine Marghem, une taskforce a été mise sur pied pour assurer la sécurité d’approvisionnement de notre pays. En tant que gestionnaire du réseau belge à haute tension, Elia y contribue activement.

Le risque de pénurie éventuelle n’a pas totalement disparu mais est entretemps revu à la baisse pour les mois de novembre et de décembre. Cette amélioration est due à la mise à disposition de capacité de production supplémentaire, à l’avancement de l’entretien de certaines centrales et à davantage d’importations depuis l’étranger.

À partir de mi-octobre, Elia lance un processus opérationnel au cours duquel on analyse hebdomadairement les prévisions pour la semaine à venir. On peut alors examiner, en concertation avec les autorités compétentes, les mesures supplémentaires éventuellement nécessaires pour maintenir la sécurité d’approvisionnement.